Mercredi le 26 août 2009, J+6, Manganau - Ciottulu di a MoriSoizic se sentait un peu pressée par le temps par rapport à sa rentrée et a décidée de nous quitter et descendre dans la vallée par la liaison. En tout cas, avec l'étape d'hier, elle a fini en beauté avec une des plus belles étapes du GR20.
Jean-Marie, Cécile et moi, les derniers survivants, avons continué vers le lac de Ninu, le col de Vergio et le refuge Ciottulu di a Mori. Le topo-guide indique que c'est une étape de 8h, mais je crois qu'on a fait un peu moins, tellement les jambes étaient rodés à la montagne après une semaine de marche.
Après les bergeries de Vaccaghja la plaine du lac de Ninu s'étend sur quelques kilomètres.
Il y a des chevaux qui se promènent paisiblement sur la plaine, et lorsque je suis passé au mois de mai j'ai cru que c'était des chevaux sauvages. Les corses rigoleront bien à cette perception, car d'après mes renseignements ces chevaux n'ont rien de sauvage, mais sont seulement libre de mouvement. C'est peut-être typique pour un (faux) parisien de croire que tout animal qui n'est pas attaché ou dans un enclos soit "sauvage"...
Le lac de Ninu est à peu près de la même superficie que le lac de Bellebone, mais sa profondeur n'a rien à voir. Le lac de Ninu ne fait que -11m en son point le plus profond, et le fait d'être entouré de pozzines fait probablement qu'il y a bien plus de vie. Mon choix pour la plongée reste le lac de Bellebone.
De la plaine de Ninu on voit les prochaines crêtes et sommets.
La descente vers le col de Vergio n'a pas été difficile du tout, si ce n'est qu'on a perdu les balises rouge et blanche à un moment donné. Le col de Vergio est accessible en voiture, et il y a un hôtel, une petite station de ski et un camping. En somme, c'est un endroit qu'il faut traverser, mais il ne faut surtout pas s'y arrêter, tellement c'est laid. Nous avons déjeuné à 30 minutes de marche du col de Vergio, puis on s'est remis en route vers le vallon du ruisseau Golo et le refuge Ciottulu di a Mori, le refuge le plus haut (1990m) du GR20. Sur le chemin on tombe sur les bergeries d'E Radule. Quand nous y sommes arrivés, le ciel s'est un peu assombri. Jean-Marie a demandé au berger s'il pensait qu'il y aurait de l'orage. Le berger lui a repondu, "je te dirai demain".
Au fur et à mesure qu'on avançait, le ciel est devenu de plus en plus menaçant. Puisqu'on ne voulait pas être pris dans l'orage en position exposée nous avons augmenté la cadence pour arriver au refuge au plus tôt. Je pense que nous avons battu notre record en monté de dénivelé ce jour-là; 600m en un peu plus d'une heure et demie.
Finalement on n'a vu que les préludes de l'orage. Il y a eu un peu de nuages bas et un peu de tonnerre (loin), mais l'orage a du tomber quelques vallons plus loin.
Le refuge de Ciottulu est le plus haut du GR20, et je n'ai pas été surpris de voir que la température nocturne soit assez basse: +3°C. Malgré la basse temperature j'ai très bien dormi, et le lendemain nous sommes partis pour une demi-étape (~4h), jusqu'au refuge de Tighjettu.
Suivez la balise!
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