J'ai quitté le travail à 16h, et je suis parti directement à Orly où j'avais un avion à 18h. L'embarquement s'est passé sans heurts et à 19h30 j'étais à Figari au sud de la Corse. La dame au comptoir de l'information m'avait filé un papier avec les horaires de la navette pour Porto Vecchio. Il devait y en avoir une à 20h10 et je me suis mis à attendre. Entre temps il y a eu un chauffeur de taxi qui a tenté de racoler des clients en leur disant qu'il n'y aura pas de bus et en demandant un prix astronomique pour la course. Lorsque j'ai décliné son offre il m'a dit que j'allais voir "ce que c'est les horaires corses". Tellement il était anthipatique cet individu que j'aurai préféré de marcher jusqu'à Porto Vecchio plutôt que de monter dans sa voiture.
20h30, et je n'ai toujours pas vu de bus. J'ai commencé à me demander si c'était véridique ce qu'a dit le chauffeur de taxi. J'ai demandé à une personne qui avait l'air de travailler à l'aéroport et celui-ci me dis que c'est fini pour ce soir pour les navettes. A cet instant il y a eu un homme qui est passé avec sa fille et qui me demande si je veux qu'il me dépose à Porto Vecchio. Bingo! J'apprends ensuite dans sa voiture que le monsieur est breton et qu'il venait de déposer un membre de la famille à l'aéroport. Il me dépose à l'entrée du camping Arutoli près de la route nationale.
| De GR20 août 2009 |
Samedi 15 août 2009
Puisque les compagnies aériennes interdisent les cartouches à gaz en vol, j'ai du laisser ma cartouche neuve à la maison et en trouver une autre sur place. J'ai fait le tour des magasins dans la proximité du camping, mais je n'ai rien trouvé. Il y avait des cartouches, mais pas à valve à vis. Il y en avait à valve à clipser mais cela ne m'aide guère. Ceci confirme que quoiqu'il arrive, les français veulent toujours être différents, et ont toujours une norme différente et incompatible aux autres pays... Etonnament, à Intersport ils vendent des réchaud MSR à valve à vis, mais ils ne vendaient pas de cartouches à vis. J'ai du renoncer à mes recherches, car déjà à 9h du matin il a commencé à faire sacrément chaud, et j'ai voulu me rendre à Conca, au début du GR20, au plus crissant pour commencer l'étape avant qu'il ne fasse trop chaud.
Au camping j'ai remballé mes affaires, et me suis mis en route. A la sortie du camping j'ai apperçu ce que je pense être un jeune couple qui ont un look très "GR"; gros sac à dos, grosses chaussures de marche, chapeau de braconneur. On a commencé à discuter en marchant et on a décidé de faire du stop ensemble pour rejoindre Conca. Il s'est averé que Jean-Marie et Cécile sont frère et soeur qui passent les vacances ensemble. Cela m'a fait penser au mien de frère et comment on n'a pas passé des vacances ensemble depuis... probablement quinze ou vingt ans.
Jean-Marie et Cécile sont des pros du stop. A peine on a attendu cinq minutes avant qu'il y a un mec qui s'est arrêté. Il s'est présenté comme Jean-Claude Grimaldi, et nous a raconté un peu la vie sur l'ile. Il est corse d'origine mais il est parti il y a longtemps au "Continent" (on ne dit jamais "la France" en Corse, paraît-il, seulement la Corse et le Continent).
Jean-Claude nous a déposé à St Lucille à quelques km de Conca. A nouveau Jean-Marie et Cécile ont prouvés leur talents de stop et il y a une dame qui nous a pris. Le hazard a voulu que ce soit la même personne, Pascal adjointe au maire de Conca, qui a pris Jean-Marie au stop l'année dernière...
Arrivé à Conca j'ai fait la connaissance de Noémie et Soizic, deux amies à Jean-Marie et Cécile qui allaient participer à l'expédition de la conquête du GR20. On a déjeuné ensemble, et petit à petit j'ai décidé de reporter mon départ au lendemain puisque la temperature montait, il faisait un soleil de plomb et Jean-Marie m'a raconté qu'il y a des vasques très sympa où on pouvait se baigner pas très loin de là.
| De GR20 août 2009 |
Le soir, de retour au camping, on a pris un verre (Pietra, la bière locale, bien sûr!) ensemble et on a dîné après.
| De GR20 août 2009 |
Jean-Marie, Cécile, Noémie et Soizic m'ont dit qu'ils n'avaient pas beaucoup d'expérience de rando, mais j'ai trouvé qu'ils avaient l'air en forme et une attitude sympa et qu'ils étaient bien organisés. Ils ont pris le soin de ne pas avoir des sac à dos trop lourds, et je les voyais bien arriver jusqu'à Calenzana. Avant de m'endormir, j'ai décidé de me joindre à eux (s'ils allaient m'accepter!) pour la première étape, même si d'origine j'avais prévu de marcher vite et de doubler les étapes dès le premier jour.
Suivez la balise!

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire