samedi 5 septembre 2009

GR20, août 2009, J+4, Départ de Vizzavona

Dimanche 23 août 2009, J+4
A 6h je suis parti de Vizzavona pour grimper les 1000 mètres jusqu'au col. Il faisait beau et assez frais, et la montée a été bien plus agréable que celle de Conca, bien que le dévivélé soit plus important. A 9 heures je suis arrivé au col, et vers 11h j'étais au refuge de l'Onda. L'Onda a la réputation d'être un refuge pas génial, et je n'ai fait que d'y déjeuner rapidement avant de continuer par les crêtes pour rejoindre le refuge de Petra Piana.

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La monté sur les crêtes n'est pas très difficile, mais c'est assez long. La pendte n'est pas trop importante, mais est constitué de telle façon qu'on croit toujours que le point culminant n'est pas très loin. Cependant, derrière chaque montée se cache une nouvelle montée. Une montée peut en cacher une autre, n'est-ce pas?

Une fois arrivé à Petra Piana, je suis presque immédiatement tombé sur Soizic qui avait l'air d'avoir du mal à croire ses yeux. Tellement elle était surprise de me voir sur le GR. J'ai retrouvé Jean-Marie et Cécile attablés en train de jouer aux cartes avec quelques autres randonneurs et eux aussi furent très surpris de me voir. Je leur ai raconte mon histoire et mon changement soudain de planning. On a bu une Pietra pour fêter les retouvailles.

De 20090831_Corsica

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Cécile
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Jean-Marie

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GR20, août 2009, P+2, Plongée à Ajaccio, départ pour Vizzavona

Samedi 22 août 2009, P+2
La plongée du jour était sur le site nommé le Sec des Belges. J'ai plongé avec un ancien moniteur et propriétaire de centre de plongée en Malaisie, Tioman Island. On était tous les deux très peu gourmands en air, et si le directeur de plongée n'avait pas imposé un temps max de 50 minutes, paliers inclus, on serait resté une heure et demi. Je suis sorti de l'eau avec 120bar (sur 210) dans le bloc et mon camarade avait environ 100 bar dans le sien. (D'habitude on vise à avoir entre 30 et 50 bar quand on sort de l'eau.)

Mon ordinateur de plongée a un peu déconné à ma grande surprise. En fin de plongée il m'a indiqué qu'il fallait que je m'arrête à 3 m comme d'habitude. Par contre, quand j'ai regardé la surface, j'ai vu qu'on était bien plus profond que 3 mètres, plutôt 9 ou 10 mètres. J'étais un peu perplexe, mais comme j'avais encore 130 bar, j'ai décidé de poursuivre comme si rien n'était. L'erreur de profondeur indiquée est devenue flagrante quand l'ordinateur a montré "0.0m" alors que j'étais bien sous la surface, à environ 6 m. Selon l'ordinateur, la plongée était terminée, et il a bascule vers le mode où il indique combien de temps il me reste avant que je puisse prendre l'avion... Après la plongée, j'ai regardé dans l'historique, et j'ai vu que m'a plongée a commencé à 12m. De ce que je comprends, l'ordinateur s'est "réveillé" tardivement et a complétement zappé la première partie de la descente. D'ou l'erreur d'indication de profondeur. Conclusion: les ordinateurs de plongée sont bien pratiques, mais il faut les utiliser avec précaution et toujours avoir un plan B.

Après la plongée j'ai fait mon sac, et je suis parti à la gare d'Ajaccio pour prendre le train de l'après-midi pour Vizzavona. Une heure et demi plus tard j'étais à nouveau à Vizzavona, et j'ai planté ma tente au bivouac du resto de la gare. J'ai croisé des nordistes allemands qui m'ont parlé de "gastro sur le GR". Apparement il y avait eu quelques cas de "gastro" à Petra Piana et il y avait des doutes sur la potabilité de l'eau au refuge.


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GR20, août 2009, P+1, Plongée à Ajaccio

Vendredi 21août 2009, P+1
La plongée ce matin c'est fait sur un site applellé le Banc Provençal qui est un site assez profond avec des "patates" (ou "secs" comme il paraît qu'on les appelle ici). Je plonge avec une N4, Pascale, et à nouveau avec Sébastien. On est descendu à 40 mètres et on a admiré la chasse des mérous. Puis, Pascale, qui était le plus gradé d'entre nous et également chef de palanquée, a décidé de chercher quelques patates plus loin. En bon membre de palanqué, je l'ai suivi sans me poser plus de questions. Au bout d'un moment il est devenu évident qu'on n'était pas sur la bonne route, et on s'est retrouvé "dans le bleu", puisque l'ordinateur de Pascale a dit qu'il fallait remoner sous peine de se taper une longue décompression. Ce n'est pas tous les jours qu'on fait "du bleu", et on peut considérer que c'est une bonne excercise. Comme prescrit nous avons deployé un parachute pour remonter le long du bout, mais il a du y avoir une erreur de calcul; on était à 18m, et le bout du parachute faisait de toute évidence moins de 18m... Nous avons du lâcher le parachute et le récupérer plus tard. Leçon: a) connaître précisement la longueur du bout de son parachute, et b) vérifier lors du déploiement de celui-ci que la profondeur ne dépasse pas cette longueur... C'est un peu évident quand on l'écrit comme ça, mais apparemment il faut faire la bêtise une fois pour que ça rentre.

Le soir, j'ai eu Emeline au téléphone. Dans son entreprise il y a eu trois cas avérés pas de H1N1 mais de coqueluche et elle avait passé l'après-midi hier avec une de ces personnes. Elle ne se sentait pas bien, et a donc décidé d'annuler le voyage en Corse. Ca m'a carrément plombé le moral, tant pour la maladie, tant pour ce camping glauque et tant pour ce changement brusque de planning. J'ai refléchi longuement sur mes options, et j'ai fini par décider de reprendre le GR20 direction nord. Autant Maré à Maré peut être sympa si on fait une rando à deux ou en groupe et que tout le monde n'a pas envie de se soumettre aux épreuves du GR20, autant je n'avais pas envie de faire un sentier "relax" tout seul. Et en comptant les jours, j'ai calculé que si J-M & co avaient suivi leur planning d'une étape par jour, je pourrais les rattraper à Petra Piana, deux étapes au nord de Vizzavona, si je partais d'Ajaccio demain soir.



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GR20, août 2009, Le Jour "P" comme Plongée, Ajaccio

Jeudi 20 août 2009, Le jour "P", comme Plongée
A huit heures, Jean-Pierre, le patron du centre de plongée Isula est venu me chercher au bord de la route à coté du camping. En effet, le centre n'était vraiment pas loin, et j'ai calculé que la distance pouvait se faire en 15 minutes à pied. Jean-Pierre m'a servi un café puis m'a briefé sur le fonctionnelent de son centre. A neuf heures j'étais équipé, et on est parti avec un zodiac aux Iles Sanguinaires pour faire ma première plongée, sur le site de Punta Piumbata qui ressemble à ce qu'ils appellent des "patates" en Egypte, c'est à dire une agglomération de colonnes qui montent du fond jusqu'à la surface et où il y a souvent une vie marine riche. J'ai plongé avec un photographe sous-marin, Sébastien, niveau 3 comme moi.

De retour à la plage à midi, on s'est donné rdv à 14h pour une deuxième plongée. J'ai fait un tour dans les environs et j'ai vu qu'à part la plage et les paillotes, il n'y a pas grand-chose sur la route des Sanguinaires.

L'après-midi on a plongé sur le site nommé le Tabernacle. Je n'ai aucune idée pourquoi le site est nommé ainsi, mais c'était une plongée peu profonde "pépère" en compagnie de d'un gars et d'une fille. On a vu des langoustes, des murènes et des mérous.

Le soir au camping j'en ai profité pour laver mon linge, et la couleur de l'éau de lessive m'a confirmé que c'était nécessaire.



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GR20, août 2009, J+3, Départ de Prati

Mercredi 19 août 2009, J+3
Comme d'habitude, mon reveil à sonné à 4h55. Je me suis levé, j'ai déjeuné puis ramassé mes affaires. A 6h j'ai dit au revoir à Alexi, Gaël et NN en leur demandant de passer le bonjour aux bretons s'ils les croisaient.
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J'ai commencé ma marche vers Capanelle puis Vizzavona, et hormis le début, c'est une longue et ennuyeuse histoire dans les bois. J'avais très franchement préféré les étapes précédentes, et j'ai fait en sorte d'aller le plus vite possible pour en finir au plus tôt. Une exception à la monotonie était quand j'ai croisé quelques australiens qui jouaient avec une salamandre qu'ils ont trouvé dans le sous-bois.
De 20090831_Corsica
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Le refuge de Capanelle n'a rien d'extraordianire, et je me suis juste arrêté pour boire un coup.
Entre Capanelle et Vizzavona je suis tombé sur une mule qui défendait bien l'expression "tête de mule"; Elle s'était installée sur le GR et ne voulait absolument pas bouger pour me laisser passes. J'ai du attendre un peu qu'elle se pousse.
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Sur le GR est situé les bergeries d'Alzeta qui ont l'air d'être bien restaurées, mais comme il n'y avait personne ce ne fut qu'un arrêt de quelques minutes puis je susi reparti. Je suis arrivé à 16h à Vizzavona et il me restait environ deux heures avant le départ du train du soir vers Ajaccio. J'avais réservé une place au centre de plongée Isula pour plonger le lendemain aux îles Sanguinaires, et j'avais hâte d'être dans l'eau. Le train était bondé, et j'ai du rester debout durant une heure et demie. D'habitude cela ne fait rien, mais quand on a quatre jours de rando intense dans les jambes ca peut être un peu agaçant.

En arrivant à Ajaccio j'ai fait un tour rapide en ville histoire de voit à quoi ç aressemeble, puis je suis allé voir l'office de tourisme de la ville pour trouver un camping pas trop loin du centre de plongée. Ils m'ont conseillé le camping Barbicaja** à 1km du centre de plongée en me mettant en garde que c'était peut-être plein. Je n'ai pas eu de réponse au téléphone, et j'ai décidé de prendre le risque, quitte à improviser sur place. Une fois arrivé au camping, il n'y a pas eu de soucis pour trouver un emplacement. Par contre des deux étoiles affichées sur le panneau du camping, j'aurai bien voulu en retirer une, voire les deux, tellement c'était crade. Je me suis ensuite rappellé que la classification correspond à un niveau d'équipement et de services, et non au degré de propreté ou à la bonne organisation. Les douches n'avaient pas l'air d'avoir été nettoyées depuis des lustres et il trainait des déchets un peu partout. J'ai regreté de ne pas avoir pris mes tongues avec moi.

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GR20, août 2009, J+2, Départ de Pedinielli

Mardi 18 août 2009, J+2
Je me suis levé tôt ce matin et j'en ai profité de l'obscurité et du calme pour faire une photo de la lune.
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De Pedinielli à Usciolu je n'ai mis qu'environ quatre heures. Le GR passe par une magnifique crête, et je me suis bien amusé, même quand je me suis temporairement perdu et que j'ai du faire un peu d'escalade pour retrouver le GR.
De 20090831_Corsica
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A Usciolu c'était le calme avant la tempête, dixit le gardien. Il était en train de préparer son refuge pour l'après-midi et pour les cinq groupes de 12 randonneurs chacun qui allaient débarquer. J'ai déjeuné et je me suis réposé un peu avant de reprendre le GR.
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D'Usciolu le GR continue par les crêtes vers le refuge de Prati.
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Après quelques heures, au pied de Punta Capella, le dernier (quand on vient du nord) sommet à plus de 2000m.
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J'y ai rencontré deux dames sudistes d'un age distingué qui luttaient autant pour monter que pour descendre. Elles étaient un peu découragées, et je me suis arrête quelques instants pour leur parler un peu afin de tenter de les remotiver. Elles m'ont demandé s'il restait beaucoup de chemin et j'ai sorti ma carte pour estimer notre position et le temps qu'il restait. Je leur ai dit qu'il restai environ deux heures de marche jusqu'au refuge. Elles m'ont dit "deux heures, pour toi qui est jeune...? Cela veut dire quatre heures pour nous qui sommes vieilles!". J'ai quitté les deux dames en promettant de demander au gardien de leur réserver deux bières particulièrement fraîches pour fêter leur arrivé au refuge.

Le GR passe à quelques centaines de mètres et peut-être 50m de dénivélé du sommet, mais je n'ai pas eu le courage de grimper. Tout ce que je voulais c'était d'arriver à Prati pour me reposer et pour prendre une douche, car depuis les vasques à Conca je ne m'étais pas vraiment lavé en entier et mon t-shirt commençait à durcir par la transpiration accumulée.
Quand je suis arrivé au refuge j'ai constaté que a) le refuge est chouette avec une très belle vue, b) le bivouac y est super car la terre est moelleuse, parfaite pour planter les sardines, et c) la douche était aussi rustique que glaciale.

Après m'être occupé des tâches essentielles d'hébergement (planter sa tente quoi...) je suis allé rejoindre les autres "bivouaceurs" à coté du refuge. J'ai fait la connaissance de trois nordistes bretons (dis-donc, il y en a des bretons en Corse!); Alexi, Gaël et NN qui sont venus faire de la pêche dans les ruisseaux et les lacs.
De 20090831_Corsica
Il paraît qu'il y a une truite corse qui se pêche ici, et Alexi en faisait des louanges. Alexi&co avaient quelques verres d'avance sur moi, mais nous avons partagé une bouteille de vin corse qui était excellent dès le troisième verre. Une chose marrante en Corse c'est que les produits qui sont explicitement nommés "Corses", sont souvent plus chèrs et je les trouve moins bons que ses homologues continentaux. Je pense particulièrement au vin, au pain et au fromage. L'exception, d'après moi, à cette règle c'est le la charcuterie, comme le Lonzu, qui est excellent.

"Nordistes" contre "sudistes"
Les trois quarts, si ce n'est pas plus, des randonneurs font le GR du nord vers le sud. Le choix de le faire dans le sens contre le courant, du sud vers le nord, est à double tranchant. D'un coté la montée est plus douce et progressive du sud vers le nord, mais les rencontres qu'on fait dans les refuges sont, à quelques exceptions près, très brefs. Les nordistes d'un même "train" se suivent tout au long du GR, mais en tant que "sudiste" on ne fait que les croiser. Ceci dit, on n'est rarement seul à le faire du sud au nord, et il se peut qu'on rencontre le même phénomène de "train" de sudistes, même si on n'est pas très nombreux.

Il est souvent évoqué comme argument en faveur des sudistes que l'on n'a pas le soleil en pleine vue quant on marche vers le nord, mais cela ne m'a jamais frappé comme particulièrment important. Les coups de soleil que les sudistes s'épargnet sur le visage, il se le font sur les mollets qui sont exposés toute la journée...



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GR20, août 2009, J+1, Départ de Bavella

Lundi 17 août 2009, J+1
Je me suis levé à 4h45 afin de remballer mes affaires avant que personne ne me vois. Il paraît qu'il est possible de se faire verbaliser en Corse si on bivouac en dehors des aires prévus, et cela ne m'a pas fait très envie. Par contre, en quittant mon lieu de bivouac, j'ai traversé le parking à coté, et là, j'ai vu que ma discrétion était sûrement pas tout à fait nécessaire. J'y ai vu cinq ou six camping cars et au moins trois tentes, bien visibles de la route... Bon, au moins j'aurai pas pris de risque.

A 5h45 j'étais prêt à partir et j'ai commencé la montée sur les Aiguilles.
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Par endroits, le balisage du GR est un peu spartiate, et j'ai trouvé que Bavella etait un de ces endroits. J'ai perdu la trace à un moment donné, et bêtement j'ai poursuivi jusqu'à ce que je l'ai retrouvé (ou plutôt pensé l'avoir retrouvé). Seulement ce n'était plus les balises rouge et blanc, mais une balise verte. J'ai longuement regardé mes cartes IGN pour voir s'il y avait d'autres parcours dans le coin, mais il n'y avait rien de cela. J'ai suivi les balises vertes en esperant que j'allais retrouver les rouge et blanc, "juste pour voir", et je n'étais pas vraiment étonné de voir qu'elles s'arrêtaient à un point culminant bien audessus du col de Bavella. La vue sur le col et sur les Aiguilles était belle, certes, mais je n'étais pas sur le bon chemin. Avec ma boussole j'ai fait de la triangulation, maintenant que la vue était dégagée, pour voir où j'étais, et hélas, je suis monté un vallon trop tôt! C'était impossible de passer par la crête pour réparer mon erreur, et il n'y avait qu'à redescendre pour retrouver le GR et remonter dans le vallon un peu plus loin. Cette bêtise m'a coûté environ une heure et pas mal de sueur. Morale de l'histoire: si on perd les balises GR20, il faut catégoriquement faire demi-tour à la dernière balise visible et ne jamais "jouer" pour les retrouver plus loin.

Une fois la bonne route retrouvée, j'ai franchi la brèche où commence la crête et je me suis régalé. La descente était un peu longue, mais je suis arrivé au refuge Asinau vers onze heures et demi. Hormis un suisse nommé Thomas il y avait personne au refuge.
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J'ai pratiqué le peu d'allemand que j'ai appris pour converser avec Thomas, puis j'ai bu et j'ai mangé pour prendre des forces pour l'après-midi. Un peu après midi je suis parti pour traverser le col au sud de Monte Alcudina.
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J'ai failli cuire sur les grosses dalles en pleine exposition sud, et je n'étais pas sûr d'avoir le courage d'aller jusqu'à Usciolu (8h de marche). J'ai vu sur la carte qu'il existe une solution de repli possible: bivouacer à l'ancien refuge brûlé de Pedinielli qui est à mi-chemin entre Asinau et Usciolu. (c'est même authorisé!) Encore une magnifique traversée de crêtes puis je suis arrivé à Pedinielli.
A coté des ruines de l'ancien refuge j'ai vu une tente et un homme. L'homme, nommé Andreas Müller, m'a raconté qu'il faisait le nord vers le sud en solo mais qu'il a d'abord eu des soucis de ventre puis des soucis de dos.
De 20090831_Corsica
Or, il s'est arrêté là pour récupérer un peu avant de continuer. Il était entre quatre et cinq heures de l'après-midi quand je suis arrivé, et on a passé un long moment à ne rien faire que de discuter. Andreas était enseignant-chercheur à la fac en Sociologie en Allemagne et travaillait particulièrement sur le test d'aptitude international PISA. On a eu l'occasion d'échanger sur les systèmes d'enseignement supérieur dans de pays différents. Quand on s'est quitté le lendemain matin, je lui ai donné le signalement de J-M&co et je lui ai demandé de leur passer le bonjour de ma part.



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